Ces postes avaient été promis par François Hollande pendant la campagne présidentielle, et la priorité avait été donnée au primaire, où se joue l'échec scolaire. "C'est le début d'un redressement, c'est presque une mesure de réparation", avait récemment assuré Vincent Peillon.
Versailles et Créteil, académies les mieux dotées
L'académie de Versailles obtient 100 postes et celle de Créteil 80 postes, selon un document du ministère présenté aux syndicats lors d'une réunion du comité technique ministériel.
Les autres académies les mieux dotées sont celles d'Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lyon et Rennes, qui obtiennent chacune 65 postes. Les autres reçoivent entre 5 (Martinique, Guadeloupe, Corse) et 50 postes supplémentaires. "Dix emplois sont réservés pour Mayotte", précise le ministère.
Cette répartition répond à plusieurs critères déterminants. Le "niveau d'encadrement de chaque académie et la variation attendue des effectifs d'élèves" constituent le premier d'entre eux. La France a le taux d'encadrement (nombre d'enseignants pour 100 élèves-étudiants) le plus faible de l'OCDE, en particulier dans les écoles primaires (cinq enseignants pour 100 élèves), selon le Centre d'analyse stratégique, qui dépend du Premier ministre.
Ont également été pris en compte "la difficulté sociale et scolaire" ou encore "la ruralité".
Le budget voté par la précédente majorité avait prévu la suppression de 14.000 postes, à cette rentrée, dans l'Education nationale. Au total, environ 80.000 postes auront disparu entre 2007 et 2012. Etaient notamment visés les Rased, spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire.
Les syndicats satisfaits
Dans le primaire seul, la disparition de 5.700 postes d'enseignants étaient programmés pour la rentrée 2012. Or, Vincent Peillon avait indiqué, fin mai, que le primaire connaîtrait "une forte augmentation des effectifs, avec 2.500 élèves" supplémentaires et que "plus de 700 fermetures de classes (étaient) prévues à la rentrée".
D'autres nouveaux postes sont prévus à la rentrée (assistants d'éducation, postes d'encadrement, assistants de prévention et de sécurité...), dans l'attente de la création de 60.000 postes sur le quinquennat promis par François Hollande.
Le syndicat SE-Unsa (primaire et secondaire) "se réjouit de voir l'école primaire devenir enfin une priorité pour la Nation", mais rappelle que les collèges et les lycées professionnels sont "en souffrance et nécessiteront une égale attention".
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