Selon le projet d’arrêté, dont l’AFP a eu connaissance et qui sera présenté pour consultation mercredi au Conseil supérieur de l’éducation (CSE), pour avis le 28 juin, la rentrée scolaire des élèves devrait être maintenue au mardi 4 septembre.
Pour compenser l’allongement des vacances de la Toussaint, la fin de l’année scolaire devrait être retardée d’une journée, à la fin de la semaine, autrement dit au vendredi 5 juillet ou au samedi 6 juillet, suivant l’emploi du temps des élèves.
Restera à fixer une autre journée de cours «localement», soit «le mercredi 3 avril, soit le mercredi 22 mai», en entier, ou bien deux après-midi, également les mercredi 3 avril et 22 mai, selon le projet d’arrêté.
En revanche, le document n’évoque pas, pour les élèves qui auront cours le samedi, le rattrapage d’une demi-journée perdue en raison de l’allongement des vacances de la Toussaint. «Le ministre a dit qu’il y a encore un peu de débat possible», a dit à l’AFP Denis Adam, de l’Unsa Education.
Pour les enseignants, la rentrée est maintenue au 3 septembre.
Contacté par l’AFP, le ministère n’a pas souhaité commenter ces documents de travail avant leur communication aux instances de concertation.
La suggestion initiale du ministre d’avancer cette rentrée au lundi 3 septembre --"c’est quand même plus logique», avait-il dit-- avait suscité des objections à cause des problèmes d’organisation qu’elle entraînait.
Christian Chevalier, du SE-Unsa (primaire et secondaire), s’est félicité, dans un communiqué, d’une «concertation positive» et d’un calendrier «amélioré» qui prend en compte «l’intérêt des enfants sans mettre en difficulté leurs parents et leurs enseignants».
«On juge de façon positive les propositions du ministère car c’est très important d’avoir deux semaines de vacances dans ce long premier trimestre», a dit à l’AFP Thierry Cadart, du Sgen-CFDT.
«Mais on n’a pas épuisé la question des rythmes scolaires. Le grand débat est devant nous», a-t-il rappelé."
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