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Vincent Peillon promet le respect aux jeunes enseignants







Extrait : "L’an dernier, c’est à Marly-le-Roi, dans l’académie de Versailles, que l’ancien ministre de l’éducation Luc Chatel était venu souhaiter la bienvenue aux enseignants stagiaires, nouveaux entrants dans le métier. Changement de lieu, changement de ton cette année : c’est à Créteil, dans les locaux de l’université Paris-Est, que son successeur Vincent Peillon est venu saluer, lundi 27 août, quelque 400 enseignants débutants du second degré - la moitié des 850 enseignants stagiaires affectés dans les collèges et lycées de l’académie, contre un millier en primaire -, et partager leur toute première heure dans leurs nouveaux habits de professeur. « Une journée pleine d’émotion, d’anxiété et d’espérance », a affirmé le ministre. Et d’évoquer ses propres souvenirs – exercice un peu attendu. « Il y a près de trente ans, j’étais à votre place, dans une autre académie - celle de Lyon. J’avais loué une petite chambre de bonne, donnant sur le Parc de la Tête d’Or. En sortant de ma première heure de cours, je suis rentré chez moi, et me suis allongé sur le lit. J’étais transfiguré de bonheur… et épuisé par ce qu’il m’avait fallu donner »…

(Dé)passée l’anecdote, Vincent Peillon a profité de l’oreille attentive que lui a prêté son jeune public pour faire passer trois principaux messages – et dissiper quelques malentendus.

- « Il n’y a pas de crise de vocation », a-t-il martelé. « Il y a en France des tas d’étudiants qui aspirent à être professeurs… et des responsables politiques qui n’ont pas su leur tendre la main, transformant, avec la masterisation, l’entrée dans le métier en parcours du combattant ». Pour le ministre, attention de « ne pas confondre crise de vocation et crise de recrutement ». Si crise de recrutement il y a, l’actuel gouvernement saura y mettre un terme : M. Peillon s’est félicité des 6000 "emplois d'avenir professeurs" qu’il offre pour 2013 – 18 000 sur trois ans. Le projet de loi, qui doit être présenté en conseil des ministres ce mercredi 29 août, prévoit de proposer à des étudiants en licence, qui pourraient être tentés, faute de moyens, d’interrompre leurs études avant l’obtention du Master (bac+5), une bourse pour se préparer aux concours.

- Second avertissement : « Il est fini le temps où on ne renouvelait pas un poste de professeur sur deux partant en retraite », a-t-il souligné. Fini, aussi, « le temps où l’on pouvait s’attaquer aux enseignants, mépriser la transmission du savoir, l’enseignement de ‘La Princesse de Clèves’, faire entendre que pour enseigner le ‘sens’ de la vie, le pasteur ou le curé auraient plus de valeur que le professeur… ».Autant de références à des formules choc de Nicolas Sarkozy, jamais explicitement cité. Pour tourner la page de la « RGPP », en finir avec le « un sur deux », et clore le chapitre des 80 000 suppressions de postes en cinq ans, Vincent Peillon a divulgué un chiffre-clé : 22 000. Soit le nombre de postes ouverts au prochain concours externe des professeurs, dans les premier et second degrés, public et privé sous contrat compris. « Votre métier de dévouement, de respect, d’élévation, d’instruction est celui qui mérite le plus de respect des plus hautes autorités de l’Etat ». Ces valeurs, a-t-il ajouté, citant également « le désintéressement » et « la justice », « sont bien davantage les nôtres que les valeurs de l’argent, de la sélection, de la concurrence ».
 

- Dernier engagement du ministre : « Le regard sur le métier va changer ». En attendant la restauration d’une formation initiale des enseignants - l’année de stage en alternance supprimée avec la mastérisation, dans le cadre d’Ecoles du professorat créées dès 2013 -, M. Peillon a rappelé que les stagiaires bénéficieront cette année d’une décharge de trois heures de cours par semaine afin de recevoir trente-six journées de formation. « Si quelqu’un pense que c’est insuffisant, c’est bien moi », a reconnu le ministre, promettant à cette « génération sacrifiée » un«rattrapage» sous forme de formation continue.

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Assmaâ Rakho-Mom

Mercredi 29 Août 2012




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