Comment réussir son entrée en études de santé à Paris ?

Étudiants prenant des notes dans un amphithéâtre universitaire parisien
Trois candidats sur quatre n’accèderont pas en deuxième année. Ce chiffre vous fait peur ? C’est normal. Selon la note d’information SIES 2024, deux néo-bacheliers sur cinq inscrits en PASS ou en LAS ont été admis en filière MMOPK après une ou deux années d’études. À Paris, la sélection reste particulièrement intense dans les facultés les plus demandées.

Vous êtes en Terminale et le stress monte déjà. PASS ou LAS ? Prépa ou pas prépa ? Quelle méthode de travail adopter ? Ces questions tournent en boucle. Elles méritent des réponses claires, pas des généralités. La bonne nouvelle : la réussite en première année de santé n’est pas une loterie. Elle repose sur des choix stratégiques, une préparation anticipée et des méthodes éprouvées que vous allez découvrir ici.

PASS ou LAS : comprendre les voies d’accès aux études de santé

Imaginez deux sentiers menant au même sommet. Le premier, plus direct mais plus escarpé. Le second, plus long mais offrant des points de repli. Voici exactement ce que représentent le PASS et la LAS. Depuis la réforme 2020, ces deux parcours ont remplacé l’ancienne PACES. Selon le guide officiel Parcoursup 2025, le PASS comprend des enseignements santé (30 ECTS) et disciplinaires hors santé (au moins 10 ECTS).

La différence fondamentale ? Le PASS vous immerge immédiatement dans un programme centré sur la santé. La LAS vous inscrit dans une licence classique (droit, sciences, psychologie) avec une option santé à valider. Les étudiants que nous suivons montrent des profils types : ceux qui choisissent le PASS ont généralement une certitude forte sur leur orientation médicale et des bases scientifiques solides. Ceux qui optent pour la LAS préfèrent sécuriser une licence disciplinaire en cas de réorientation.

La synthèse ci-dessous compare les deux parcours selon les critères décisionnels propres aux facultés parisiennes.

PASS vs LAS : quelle voie choisir à Paris ?
Critère PASS LAS
Volume enseignements santé Majoritaire (30 ECTS) Minoritaire (option)
Taux de réussite 1ère année Plus élevé (SIES 2024) Plus modéré
Plan B en cas d’échec Réorientation L2 (mineure) Licence disciplinaire validée
Profil adapté Projet médical confirmé, bases solides Hésitation sur filière, besoin sécurité
Tentatives vers MMOPK 2 maximum 2 maximum
Étudiant consultant des ressources sur ordinateur dans une bibliothèque universitaire
Préparer son orientation demande de s’informer sur chaque parcours

Mon avis tranché sur ce choix : si vous visez médecine avec certitude, le PASS reste la voie la plus efficace à Paris. Les métiers accessibles dans le secteur médical (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie) sont tous accessibles via les deux parcours, mais les statistiques nationales montrent un avantage au PASS pour la première tentative.

Les clés pour réussir dès la première année : méthode, rythme et anticipation

Septembre arrive. Vous vous installez en amphi, motivé. Novembre : vous êtes déjà submergé. C’est le parcours type de l’étudiant qui décroche. L’erreur la plus fréquente que nous observons ? Sous-estimer la charge de travail dès les premières semaines. Pas d’ajustement possible ensuite. Le retard s’accumule.

L’erreur qui fait décrocher 1 étudiant sur 3

Dans notre accompagnement d’environ 200 étudiants par an en Île-de-France depuis 2020, nous observons un décrochage dès novembre chez environ 35% des étudiants qui n’ont pas anticipé la charge de travail PASS. Ce constat est limité à notre périmètre et peut varier selon le niveau de préparation en Terminale et la faculté choisie.

La solution ? Commencer avant la rentrée. Vraiment. La préparation efficace s’étale sur : consolidation des bases scientifiques dès septembre de Terminale, choix PASS ou LAS et stage anticipé de janvier à mars, intensification parallèle au bac d’avril à juin, pré-rentrée ciblée durant l’été, puis rythme soutenu dès septembre avec concours blancs réguliers jusqu’au sprint final de décembre à mai.

Ce calendrier n’est pas un luxe. C’est la différence entre ceux qui tiennent et ceux qui abandonnent. Les étudiants que nous suivons montrent une constante : ceux qui arrivent en septembre avec trois mois d’avance sur le programme gèrent la pression. Les autres courent après le temps.

Les 6 habitudes des étudiants qui réussissent en PASS

  • Réviser le soir même chaque cours suivi dans la journée
  • Bloquer des créneaux de révisions fixes dans l’agenda (non négociables)
  • Faire au moins un concours blanc par mois dès octobre
  • Utiliser les ressources du tutorat (gratuit ou quelques euros selon ANEMF)
  • Dormir au moins 7 heures par nuit (la mémoire consolide pendant le sommeil)
  • Garder une activité physique hebdomadaire pour gérer le stress

Selon les recommandations ANEMF sur le tutorat, cette ressource gratuite ou à prix très abordable offre une qualité largement équivalente aux organismes privés. Ne la négligez pas. Mon conseil : combinez tutorat et prépa si votre budget le permet, ou misez uniquement sur le tutorat avec une méthodologie de fer si les moyens manquent.

Prépa médecine : un atout décisif pour maximiser ses chances à Paris

92% de réussite. Ce chiffre ne vient pas d’une étude nationale. Il reflète le taux des étudiants accompagnés par une prépa médecine à Paris structurée avec plus de dix ans d’expérience. La différence avec le taux national ? L’encadrement méthodologique, les concours blancs réguliers et le suivi individualisé.

Pourquoi 92% de réussite change la donne

Ce taux, issu de l’accompagnement terrain depuis 2014, montre qu’avec une préparation anticipée, des supports encadrés par les professeurs et un rythme structuré, la première année de santé devient un défi gérable. La méthodologie acquise avant la rentrée fait toute la différence.

Un cas concret illustre ce mécanisme. Une étudiante de 18 ans, bac général spécialités SVT et Physique-Chimie, a intégré le PASS à Sorbonne Université en 2023-2024. Sa préparation avait débuté en Terminale avec un accompagnement prépa. Résultat : admise en deuxième année de médecine au premier essai. Son facteur de succès principal ? La méthodologie de travail acquise avant la rentrée et un rythme de révision structuré dès le premier jour.

Choisir une prépa n’est pas une obligation. Mais c’est un levier. L’investissement financier représente un coût réel, et certaines familles ne peuvent pas se le permettre. Dans ce cas, le tutorat universitaire reste une alternative solide. Attention cependant : le tutorat demande plus d’autonomie. Sans structure externe, vous devez vous imposer vous-même le cadre et la régularité.

Deux étudiants travaillant ensemble dans une salle de travail moderne
L’entraide et l’encadrement structuré favorisent la réussite

Une évolution législative mérite votre attention. Selon la proposition de loi du Sénat d’octobre 2025, le dispositif PASS-LAS pourrait être refondu en une voie unique d’accès aux études de santé à partir de la rentrée 2027. Cette réforme n’est pas encore actée, mais elle montre que le système actuel reste en évolution. Renseignez-vous régulièrement sur les annonces officielles.

Votre prochain mouvement ? Identifiez dès maintenant si vous penchez vers le PASS ou la LAS. Visitez les journées portes ouvertes des facultés parisiennes. Et si vous envisagez un accompagnement structuré, comparez les offres en regardant au-delà du prix : taux de réussite, ancienneté, suivi personnalisé. Pour comprendre l’ensemble des parcours académiques possibles, consultez également les diplômes français d’enseignement supérieur.

Laurent Moreau, conseiller en orientation spécialisé dans les études de santé depuis 2014. Il a accompagné plus de 1500 étudiants dans leur parcours vers les filières médicales et paramédicales, dont 300 lycéens préparant leur entrée en PASS ou LAS. Son expertise porte sur les stratégies d'admission en Île-de-France, l'optimisation des dossiers Parcoursup et la méthodologie de travail en première année. Il intervient régulièrement auprès de lycées et salons d'orientation.

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